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Voyages, reves plus ou moins beau, un monde...

Premier

le 18/06/2006 à 12h47

La dedans, des textes, si l'auteur n'est pas marqué c'est qu'ils sont de moi.


Fais ce blog pour pouvoir m'ameliorer, et ecrire des choses de qualité (ce qui n'est peut etre pas la cas maintenans).


 


Livre a lire, a découvrir:


- B. Moitessier (la grande route, Tamata et l'alliance...

- A. Rimbaud (La bateau ivre, L'étoile à pleuré rose, Une saison en enfer...)

- E. Brisou-Pelen (Deux graines de cacao...)

- R.M.Du Gard (Les Tibault...)

- P. Pullman (A la croisee des mondes, Sally Lockart...)

- W. Nicholson (le vent de feu...)

- A. Nothombe (metaphysique des tubes...)
- P. Verlaine (L'Homme aux semelle de vent, Romance sans parole...)
- H. Malot (Sans famille...)

- J. Kessel (Les cavaliers, Fortune caré...)

- R. Deforge (La Bicyclette bleu, Et le diable ris encore...)

- S. Lagerlöf (Le merveilleux voyage de Nils Holgerson...)
- J.K. Rowling (Harry Potter) - M. O'hara (Mon amie Flicka, L'herbe verte du Wyoming...)
- J-C Rufin (Globalia...)

- G. Orwel (1984...)

- D. Pennac (La famille Malocene, Kamo...)
- S.Becket (Oh les beaux jours, En attendant Godot...) - H. Ibsen (Une maison de poupee...)

- A. De St Exupery (Le petit Prince...)


- Liste mouvante, A suivre... ... ...

He petit poisson

le 18/06/2006 à 12h56
Petit poisson:
Hé petit poisson qui ondule lentement,
Regarde le ciel couvert d'eau,
Regarde le soleil qui passe à travers les vagues ;
 
Hé petit poisson qui avance tranquillement,
N'oublis pas que reculer est impossible,
N'oublis pas de regarder ou tu vas ;
 
Hé petit poisson qui nage calmement,
La gueule est grande ouverte devant toi,
Le précipice peut facilement t’emporter.
 
 
Tu baisses les yeux,
Le ciel est trop grand.
Tu enfermes tes rêves,
La nuit est trop froide.
 
 
Hé petit poisson qui ne veut pas s'arrêter,
Regarde le plancton qui t'entours,
Regarde la lumière qui t'éclaire ;
 
Hé petit poisson qui ne peut plus se fixer,
N'oublis pas de te couvrir,
N'oublis pas de t'ouvrir ;
 
Hé petit poisson qui se traîne pour avancer,
Pourquoi tu ne passe pas à coté,
Pourquoi tu continues de continuer?
 
 
Tu baisses les yeux,
Le ciel est trop grand.
Tu enfermes tes rêves,
La nuit est trop froide.
 
 
Hé petit poisson qui à pris la prison,
Regarde les parois qui t'entourent,
Regarde dans quoi tu t’enfonces ;
 
Hé petit poisson qui à choisit le poison,
N'oublis pas que rien ne s'oublis,
N'oublis pas que t'aurais pu regarder ;
 
Hé petit poisson qui s'enfonce dans l'abîme,
La salive te colle au corps,
Les dents se rapprochent de tes écailles
 
Tu baisses les yeux,
Le ciel est trop grand ;
Tu enfermes tes rêves,
La nuit est trop froide.
 
 
Hé petit poisson qui ne dit rien,
Regarde ton corps déchiqueté,
Regarde tes yeux fermés ;
 
Hé petit poisson qui ne vis plus,
Oublis que ça aurait pu être autrement,
Oublis tous ce qui ment ;
 
Hé petit poisson qui n'est plus,
Tu t'es laissé aller, tu as perdu de vue,
Le rêve et le soleil qui aurait pu t'aider.
 
 
Tu baisses les yeux,
Le ciel est trop grand ;
Tu enfermes tes rêves,
La nuit est trop froide.
 
 
Hé petit poisson qui ondule lentement,
Regarde le ciel couvert d'eau,
Regarde le soleil qui passe à travers les vagues ;
 
Hé petit poisson qui avance tranquillement,
N'oublis pas que reculer est impossible,
N'oublis pas de regarder ou tu vas ;
 
Hé petit poisson qui nage calmement,
T'est pas obligé de suivre ton prochain,
Tu peux toujours créer ton chemin.
Créer ton chemin et le prendre à jamais,
Jamais, jamais, jamais....

 


le 17.06.06

le 18/06/2006 à 13h08

Fin d’un temps, Fin des Temps:

Elle prit le petit objet rond aux aiguilles qui s’étaient arrêtés de tourner depuis longtemps, sur la table et partie, fermant la porte de plus doucement possible. Pour ne fois qu’il ne disait ne faisait rien, rien d’autre que de s’occuper de lui même. Ne pas laisser passer un occasion pareil s’échapper comme à chaque fois. Ne pas s’arrêter contempler son corps, vieillit par la souffrance, endormit, laissé a lui-même. Ne pas le faire redevenir l’autre et partir, partir vite. Ne pas le réveiller.

           Elle était enfin dehors. C’était bizarre. Différent. Les maisons qui l’entouraient, les champs, les plantes dans les jardins, tout était pareil, rien n’avait changé, et pourtant, c’était différent. Différent de ce souvenir transformé en rêve par le temps. Pourquoi rien avait bougé depuis la dernière fois qu’elle était sortie, il y a bien longtemps ? Mais le vent ? Où était passé le vent qu’elle aimait sentir sur sa peau nue ? Et la chaleur qui lui réveillait le corps? Ca n’allait pas. Rien n’avait bougé. Le voisin d’en face faisait toujours son jardin. Les enfants jouaient toujours aux billes sur la route et les chauffeurs leurs criaient toujours dessus. Ca faisait bien longtemps qu’elle ne jouait plus avec eux. Elle avait arrêtée  de traîner avec eux bien avant de ne plus les voir. A l’époque, elle avait passé l’age alors comme tout le monde, elle avait changé de monde, pour faire d’autres choses, se réfugier autre part que dans les rires et les pleures d’un jeu.

            Aller voir le jardinier d’en face, parler avec lui de sa passion comme dans ces longues soirées d’été.

« - Bonjour, lançait-elle a l’homme.
-…… »

Pourquoi ne répondait-il pas ? Il avait pourtant une bonne ouie à l’époque.

« - Bonjour. » répétait-elle.

Toujours rien, pas de réponse. Il continuait à faucher la terre comme si de rien était, les yeux vide. Les yeux vides ! Non, ce n’était pas possible ce regard blanc, sans sentiments.

S’éloigner d’ici. Aller voir le petit Jack qui la faisait tant rire. Il avait du grandir depuis le temps. Tient, le jardinier lui n’avait pas vieillit. Elle était pourtant restée 5 ans dans cette maison, enfermée. Elle avait du mal regarder. Mais tout ça n’allait tout de même pas. Pourquoi  rien avait changé alors que tout aurait du être différent ? Pourquoi les gens qu’elle croisait dans la rue ne parlaient pas ? Pourquoi marchaient-ils si lentement ? La saison était au même point que la dernière fois, les fleures pareillement fanées, rien n’avait changé. La maison de Jack, la même peinture orange, avec les même fissures, il aurait pourtant du les combler.

Sonner, attendre. Le bruits des pas dans le couloir, les clefs dans la serrure. Il arrive. La poignée qui se baisse.

 « - Ah, te voilà, depuis le temps !

-… » Quoi ? Depuis le temps ? Pas un bonjour, depuis le temps justement, juste une colère a peine cachée !  Et son physique, toujours le même, celui d’un petit garçon de 12 ans ! Il avait pourtant 17 ans maintenant, aurait du grandir en tout ce temps. Ca n’allait pas, vraiment pas !

« - Bon, t’entre ? Y a pas de temps à perdre. On a tous des milliers de choses à faire. La vie n’avance pas toute seule ! »

Elle entre. Des gens assis dans le salon, pleins de gens, des dizaines et des dizaines, et d’autres qui arrivent de tous les cotés. Ils tournent la tête vers elle et là, au moment oú elle arrive dans la salle, ils se lèvent, tous en même temps. Ils courent, les cris fusent :

«   - Vite le repas à préparer !

-        Ta chambre, elle ne va pas se ranger toute seule !

-        Le courrier, aller chercher le courrier !

-        Finir le dossier sur l’aménagement du centre commercial !

-        Trouver la musique du film !
-        Et les acteurs, préparer les acteurs !
-        Créer le décor, plus vite que ça !

 -        Pff… … Trop de temps perdu à prendre son temps. Plus la temps de ne rien faire. Tout faire en même temps !", sortit une voix calme et posée a coté d’elle.  Elle se retourne. Le jardinier ! Il a retrouvé son air d’avant. Son amour pour les choses simples qui se lis dans ces yeux,     "    T’en à mis du temps à arriver, maintenant va falloir le rattraper. Trop de temps perdu à attendre. Pourquoi t’es pas sortie avant ? Il y aurait eu moins de choses à réparer…

 -        Je, je pouvait pas. Il m’a enfermée, voilait pas me laisser sortir. Il disait que dehors rien n’allait plus et que je n’étais en sécurité que dans la maison...

 -        Il avait bien raison, coupât-il, Au moins dans ta maison le temps continuait de tourner au même rythme. Ici, depuis que t’es partie avec lui, les aiguilles se sont arrêtées. Maintenant, ils faut tout rattraper. Au revoir ma chère, t’auras été une bonne compagnie. Mais c’est finis, faut arrêter le temps, et perdre son idée. Les hommes mourront en bien meilleur santé comme ça. Au revoir. »

 Son cœur se stop, plus le jardinier parlait, plus son cœur ralentissait. Elle regarde ses bras, ses jambes, c’est la dernière fois. Elle l’a compris pendant que le vieux parlait. Ils l’ont tuée par la pensée pendant toutes les années de son absence. Maintenant qu’ils peuvent se venger, tout retombe sur elle. C’est finis, elle ferme les yeux, ne pas voir son corps qui se décompose doucement, ne plus entendre les cris des gens pressés qui s’arrêtent petit à petit. C’est fini du temps qui coure en vain. C’est finis et oublié. Tout est finis. Elle se meure.

            Au revoir terre, les étoiles s’éteignent une à une. Elle avait réussi à en attraper une. Elle avait réussi l’impossible. Elle avait atteindre la liberté. Il ne fallait pas. Et c’est bien fait Elle se meure. Le sol glisse sous elle. Elle disparaît en même temps que tout. La fin. Il ris plus fort que tout. Il s’est donc aussi réveillé, il l’a suivie. Il rie, il cris :

« - C’est la fin. Finis de l’horreur, finis du bonheur. La vie n’est plus. Et l’impossible non-plu ! »